UA-136760349-1

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

09/09/2011

Notule de rentrée

"Ecoles : établissements où l'on apprend à des enfants ce qu'il leur est indispensable de savoir pour devenir des professeurs."

Sacha Guitry

 

" - Avez-vous le sentiment d’avoir raté votre vie à cause de l’alcool ?

- Raté ou réussi ? … Je me le demande. Ca m’a aidé considérablement. L’alcool m’a endetté un peu partout, ce qui m’a obligé à travailler. Voilà pourquoi j’écris. Si je n’avais pas bu, je n’aurais pas écrit du tout. Et si je n’avais pas écrit, j’aurais été prof."

 

Extrait de “ Le flâneur de la rive gauche ”, entretiens BLONDIN/Assouline 

12/06/2011

"QUELLE PLACE POUR L’AUTEUR ?"

Comme promis, l'article publié dans le numéro de juin de "LIVRE & LIRE", le journal de l'Arald:

 

"QUELLE PLACE POUR L’AUTEUR ?

Fichue bonne question, qui mérite une fichue bonne réponse. Plurielle.

L’auteur, je le vois…

a) jamais très loin d’une cafetière.

b) dans une boutique Corep. La scoliose penchée sur la photocopieuse (pas du tout comme une secrétaire lascive). La même position que quinze années plus tôt, lors qu’il reproduisait en x exemplaires son premier manuscrit.

c) dans une salle des profs (énième atelier d’écriture à animer dans un bahut), lieu emblématique, pas forcément glauque mais où la non-beauté atteint sa forme d’expression la plus achevée (des chaises aux classeurs). Où trône aussi une photocopieuse, celle-là même que l’auteur, selon toute logique, finira par épouser.

Quelle place pour l’auteur ? Pas n’importe où. Le lieu compte, le micro-climat joue en sa faveur ou en sa défaveur (on s’est beaucoup moqué de Nietzsche et de ses écrits météorologiques sur le sujet, on a eu tort).

Après, on peut bien parler d’épreuves nécessaires, histoire de voir ce qui résiste à l’inconfort. On peut…

On ne connait pas toujours la place de l’auteur, mais on sait où il habite. Les huissiers finissent toujours par le trouver.

Ce n’est pas le plus important.

Quant bien même aurait-on réussi à cartographier l’écriture et ses différents territoires, l’auteur ne risquerait pas d’y trouver sa place marquée d’un gros point rouge  « VOUS ÊTES ICI ».

Quelle place pour l’auteur ? Question risible ou à pleurer ? À creuser, en tout cas… à la faveur d’une dispute avec un ami intermittent au sujet du fameux « statut », d’une cuite avec un libraire au dos précocement fragilisé, d’une amende à régler auprès d’une bibliothécaire puisque « non, Monsieur, quand on emprunte un livre de la Pléïade, ce n’est pas pour le lire dans son bain et le faire tomber dans l’eau ».

La place de l’auteur, dans tout cela ? La mienne ? Au sein d’une chaîne, indiscutablement. Celle du livre, à l’intérieur de laquelle on ne sait parfois plus, de l’éditeur, du libraire ou de l’auteur, qui est le boulet de qui.

 

F.Houdaer "

 

18/05/2011

Las de la porsherie ambiante...

... je ne m'astreindrai sûrement pas à résumer l'affaire...

strauss-kahn.jpg

... me tournerai vers des valeurs sûres, envisagerai de vendre mes poèmes un par un plutôt qu'en recueil (histoire de me faire une marge plus importante), finirai pas trouver un Président pour lequel voter...

machine.jpg

... machinerai ce que je pourrai.

22/01/2011

Mille-feuilles

"Le cerveau a-t-il un sexe ?". Si vous voulez m'entendre trouver la réponse DEFINITIVE à cette question, venez à l'E.N.S (sciences) le mercredi 1ier février), à 18h30. Plus de détails, ICI.

Des nouvelles du chantier ? Il fait plus qu'avancer. C'est clair, nous sommes dans la dernière ligne droite. La (bonne) tension n'est pas retombée.

Des nouvelles de la pétition ? Presque 350 signatures de réunies. Une flopée de poètes, bien sûr (Bernard Noël, Bobillot...). Mais pas que. Des romanciers (Marcus Malte, Brigitte Giraud, Jean-Pierre Spilmont...), mais pas que.

12/01/2011

Pour sauver « La Scène Poétique » à la Bibliothèque Municipale de Lyon !

Mise à jour le 14 janvier

La Scène Poétique est un cycle de poésie parlée dont le poète Patrick Dubost s’est occupé de 2003 à décembre 2010,  à la Bibliothèque Municipale de la Part-Dieu, à Lyon.

En décembre 2010, en beau milieu d’année, le cycle a été supprimé par Mr Bertrand Calenge, directeur intérimaire de cette bibliothèque  (l’une des plus importantes bibliothèques municipales de France, sinon d’Europe) sans que celui-ci ait rencontré son animateur ni ne lui ait adressé le moindre reproche. Et sans que « La scène poétique » soit remplacée par un autre cycle de lectures bénéficiant des mêmes conditions matérielles qui autorisaient la venue de poètes venus « de tous les horizons ». 

Si « La scène poétique » disparaît, elle ne sera pas remplacée !

Parce que nous refusons la suppression pure et simple de ce rendez-vous privilégié avec la poésie, signons cette pétition et faisons-la circuler.

POUR SIGNER LA PETITION, C’EST ICI !

 

 

Quelques liens pour mieux « cerner » ce qui est en péril :

 

http://www.sitaudis.fr/Excitations/chagrin-de-la-poesie-comme-peau-de-chagrin.php

 

http://patrick.dubost.free.fr/la_scene_poetique.html

 

http://paulinecatherinot.kazeo.com/Jardin-poetique/Dispar...

 

 

http://texte-et-toile.blogspot.com/2011/01/lyon-le-10-jan...

 

Liste (partielle) des auteurs reçus à la « Scène Poétique »

Démosthène Agrafiotis (Grèce)Nadine AgostiniAnas Alaïli (Palestine)Jean AntoniniIsabel Asunsola (Espagne)Pierre Autin-GrenierEdith AzamIsabelle Baladine HowaldVincent Barras (Suisse)Hervé BauerPhilippe BeckJanick Belleau (Québec)Patrick Beurard-ValdoyeJulien BlaineJean-Pierre BobillotYves BonnefoyLionel BourgLe Groupe BoXoNThomas BraichetCyril BretJean de BreyneCharles-Mezence BriseulAnne-James ChatonNicolas ChazelGiuseppe Conte (Italie)Christian Cottet-EmardSéverine Daucourt-FridrikssonFlorence DelaySaleh Diab (Syrie)Frank DoyenAriane DreyfusJean-Pascal DubostArmand DupuyDuo Duo (Chine)Werner Dürrson (Allemagne)Antoine EmazDenis FerdinandeViolaine Forest (Québec)Alessandro de Francesco (Italie)Mohammed El AmraouiAndré GacheRenée Gagnon (Québec)Pierre GallaisAlbane Gellé Nicolas GiralSandrine GirondeLiliane GiraudonJean-Marie GleizeMichaël GluckJacques GoormaFred GriotGeorge HassomerisVincent HoarauJean-Louis HouchardFrédéric HoudaerCharles JulietBéatrice de JurquetLeslie KaplanAnne KawalaD. Kimm (Québec)Roger LahuCatherine Lalonde (Québec)Patrick LaupinMylène Lauzon (Québec)Samuel LequetteSébastien LespinasseGeneviève Letarte (Québec)Sophie LoizeauSabine MacherThierry Martin-ScherrerOdile MasséJérôme MaucheEmmanuel MerleJacqueline MervilleMichèle MétailJean-Baptiste MonatFrançois MontmaneixProteus MorganiiChantal Neveu (Québec)Sylvie NèveBernard NoelValère NovarinaCamille OlivierCharles PennequinChristophe PetchanatzSerge PeyRobert PiccamiglioJean-Yves PicqIsabelle PinçonEmmanuelle PireyreSiegfried Plümper-HüttenbrinkClaudio Pozzani (Italie)Christian PrigentThierry RenardJacques RebotierJean-François RobicAlain Robinet Germain RoeszJacques RoubaudValérie RouzeauJames SacréCaroline Sagot-DuvaurouxAnnie SalagerYann SerraJean-Pierre SpilmontGwenaëlle Stubbe (Belgique)Michel ThionPierre TilmanRoland TixierSerge Tomé (Belgique)Véronique VassiliouJoël VernetEric VilleneuveHubert VoignierCosima WeiterAlain WexlerKlaus-Dieter Wirth (Allemagne)Claude Yvroud Annie Zadeck 

16/10/2010

Le coup de grâce au "Coup de grâce" ?

Non pas à la revue et à ceux qui l'ont faite, mais à son rédac-petit-chef qui, depuis une dizaine de mois, refuse de me régler la flopée d'articles que j'ai écrit pour son canard. Au-delà du jeu de mots à deux sous, j'invite les autres auteurs-photographes-journalistes spoliés par cet individu (ceux qui ne l'ont pas encore fait) à entrer en contact avec moi (frederick.houdaer@laposte.net, 06 43 09 15 10).

Sans transition (les choses sont liées), dans le dernier numéro de L'INDIC, un long entretien vérité (comme on disait dans les années 80) avec votre serviteur où il est question du monde merveilleux de l'édition (la collection de romans dont je m'occupe, mes expériences passées en tant qu'auteur, etc.). C'est raide, mais il est tout de même question d'un bébé à ne pas jeter avec l'eau du bain.

couvIndic6.jpg

17/09/2010

Ah bon ?

46466_434429773871_774598871_4925569_2636730_n.jpg

Donc… parler de moi, pour éviter d’évoquer x ou y et mordre.

J’écris.

Je suis invité, dans le cadre du festival Parole Ambulante, à croiser le fer avec Alexandre Dumal et Mouloud Akkouche le dimanche 24 octobre au Centre Edouard Brenot à Grigny.

Le 20 et 21 novembre, je signerai lors du festival Sang D’Encre, à Vienne.

Lu et chroniqué (pour « Livre & Lire ») deux remarquables ouvrages ces derniers temps :

« Sous le manteau » de Sylvie Fontaine.

« Le Zaroff » de Julien d’Abrigeon. Puisque Rimbaud avait raison, « quand l’on a faim et soif, il y a quelqu’un qui vous chasse. »

R.A.R (rien à rajouter) ? R.A.R.

 

16/08/2010

Notule non exhaustive (ça fait envie, un titre pareil)

Plusieurs choses me concernant :

Je n’ai jamais offert de diamants bruts à Naomi Campbell, ni même de brique de soupe du même nom.

J’ai quelques chantiers d’écriture conséquents en cours, dont un qui est mon projet littéraire le plus excitant depuis… la publication de mon premier livre, il y a dix ans.

J’ai une nouvelle voiture.

Je me suis inscrit au Marathon de Lyon prévu le 3 octobre (trois courses proposées : un 10 km, un 21 km, un 42 km... devinez laquelle j'ai choisie).

Toujours au mois d’octobre, le dimanche 17 octobre plus précisément (à 17h), je rouvre mon Cabaret Poétique au Périscope. Et ma programmation, je la soigne aux petits oignons.

J’ai eu la joie de découvrir une nouvelle critique (signée Clément Bulle, s’il vous plaît) de « Shopping Bang Bang », le dernier ouvrage publié (et non écrit) par mes soins aux éditions A plus d’un titre.

Je me suis beaucoup inquiété pour l'avenir des éditions A plus d'un titre, ces trois derniers mois. J'ai bien fait de ne pas en parler sur ce blog, puisque le ciel semble se dégager.

J’ai raté Daniel Labedan à Marseille (où le ciel était dégagé).

J’ai rajouté un lien à mon blog (voir liste « Passerelles », en bas à gauche de votre écran) qui vous fera découvrir Pauline Catherinot. Ça en vaut la peine (quelle peine, d’ailleurs ?).

Je ne sais pas si j’ai oublié quelque chose dans cette notule.

Ah si, une p'tite vidéo pour la route :

 

16/05/2010

LE GRAND ÔTEUR

Avoir connu Pascal Garnier, qu'est-ce que cela signifie ? Avoir lu ses livres. Goûté sa cuisine. Touché sa peinture. Avoir rencontré un artiste complet et rempli de failles.

Garnier n'avait rien d'un donneur de leçons (trop bon écrivain pour cela). Reste que chacun de ses amis qui a pu apprécier sa cuisine a forcément fait des parallèles entre l'écriture du bonhomme et sa façon de se mettre aux fourneaux. Pas le genre à charger un plat de trop d'ingrédients. Toujours les justes proportions.

Il aimait à parler du "nécessaire syndrome de Robinson Crusoé". "T'es échoué, t'as plus rien, sinon quoi… un canif, deux coquillages, un bâton et une vieille boite d'allumettes trempée… et c'est avec ça que tu vas faire quelque chose. Pas besoin de plus".

C'est ainsi que ses meilleurs livres ont été écrits avec un vocabulaire de 5000 mots.

Dupe de rien, Garnier. Imperméable aux querelles de chapelles si fréquentes dans le milieu du polar… Un milieu dont il a toujours tenu à se démarquer même si il y comptait de solides amitiés (lui qui avait commencé à publier chez P.O.L avant de passer au Fleuve Noir pour finir chez Zulma, ne cessait d'affirmer qu'il écrivait des "romans, non pas noirs, mais gris").

Il savait appuyer là où cela fait mal. Ou rire parfois. C’est à cela que l’on reconnaît une page de Garnier, à sa façon de nous placer devant cette alternative : doit-on en rire ou en pleurer ?

Héritier de Calet et de Simenon (tout autant que de James Ensor et de Otto Dix), cet auteur prolifique de livres maigres savait camper des personnages riches d’une force proportionnelle à leurs meurtrissures, bien qu'englués dans un quotidien navrant.

Pascal Garnier est mort. On a pas fini de parler de ses livres. Heureux ceux qui vont découvrir son œuvre. Heureux ceux qui vont la relire.

PascalGarnier.jpg