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04/08/2015

UNE POMME ET DES POIRES

 

Perdre son ego ne signifie pas perdre sa vie, rassurez-vous, braves gens.

 

N’avoir plus d’ego n’entraîne pas inexorablement qu’on vous piétine la gueule, croyez-moi sur parole.

 

Des individus venus d’Orient, les bouddhistes, affirment que l’ego n’est rien du tout, du pipi de chat…

 

Ils sont dangereux… Si on les prend au sérieux, on est dans la merde… D’ailleurs, ils ont un défaut, ils ont des yeux bridés…

 

Si vous me dites que vous étudiez Spinoza, Kant , Hegel ou Heidegger, c’est bien, c’est sérieux, nous sommes entre nous, mais si vous me parlez de bouddhisme, laissez-moi rigoler…

 

C’est une simple mode, qui passera comme toutes les modes…

 

Nous avons une pomme et nous en sommes fiers, notre but est de la faire reluire, elle est inoxydable, c’est du béton, elle va devenir imputrescible, admirable et célèbre, nous réussirons, elle brillera jusqu’à la nuit des temps…

 

Voici un très beau poème descendu d’une étoile, Véga…

 

C’est un poème de ma pomme…

 

 

 

Alfonso Jimenez, « On ignore l’heure du train », éd. Gros textes

 

29/06/2015

ERRI DE LUCA

 

" Hier, j'ai vu un des mes livres entre les mains d'une femme. Elle était assise dans le métro, ses doigts serraient les pages pour les immobiliser et les tournaient délicatement. J'ai compris hier que les livres ont un sort meilleur que ceux qui les écrivent. Gardés dans les bras, emportés en voyage, peut-être sur une île du Sud ou sous une tente en montagne, fixés avec intensité par deux yeux qui feraient aussitôt baisser les miens. Oui, les livres prennent du bon temps, bien plus que ceux qui les écrivent.

... Les mots que j'ai écrits ne sont plus à moi, ils sont devenus les siens. Elles les a voulus, en pêchant justement ceux-là dans le grand bazar des livres. Elle les a payés avec de l'argent prélevé sur d'autres dépenses, en se passant d'une bouteille de vin, d'une séance de cinéma, d'un concert. Ils ont pour elle une valeur ajoutée, celle de remplacer des choses plus agréables qu'un livre. Et maintenant, là sur ses genoux, feuilletés par une légère caresse, ses cheveux retombant dessus. Les pages ainsi prises et tenues sont les siennes, beaucoup plus qu'elles n'ont été les miennes."

 

(Le sort de l'écrivain, traduction Danièle Valin, Libération 13/14 janvier 2006)

10:40 Publié dans où je lis | Lien permanent | Commentaires (0)

27/06/2015

J'ignore...

 

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... quelles substances Thomas Vinau & Grégoire Damon absorbent quotidiennement (Carambars bleus ? Chamallows pimentés ?)...

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... mais je veux les mêmes !

 

24/06/2015

LA PEAU DU CUL

Les coups de pied au cul

font mal à l’âme

la peau du cul est sensible

et douce comme une pâquerette

 

Il vaudrait mieux qu’une main

caressât le bas des reins

la marmite et le lait

en seraient enchantés

 

L’amour des casseroles

a des pores de prédilection

 

Et les petits pois

en rêvent la nuit

 

Alfonso Jimenez, « On ignore l’heure du train », éd. Gros textes

 

alfonso jimenez,éditions gros textes

 

18/05/2015

Perros # 2

« On disait autrefois que pour

écrire de façon valable

il fallait être parisien

sinon c’était foutu d’avance

nous n’étions pas dans le vrai bain

de la poétique jouvence

Je n’ai pas été peu surpris

quand par la suite j’ai appris

que l’homme en question qui disait

à Paris seul trouver remède

à ses maux intellectuels

se retirait en Italie

pour finir ses romans »

 

George Perros, « Une vie ordinaire »

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13/05/2015

Oui à l'autodafé !

" Savant ayant bibliothèque exceptionnelle cherche intendante consciente de ses devoirs. Se présenter seulement si personne de caractère. Racaille dégringolera l'escalier. Question de gage accessoire. "

Elias Canetti

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07/05/2015

Option Valparaiso

… et personne ne saura

Que je suis là-bas

Absolument personne

Car personne n’y pense

Car personne n’y passe

Sauf dans les chansons.

 

Jérôme Leroy

Jérôme Leroy

29/04/2015

Pour Katia Bouchoueva

 

Katia Bouchoueva

« Elle a parlé la langue russe

sans connaître un mot de français

jusqu’à neuf ans Mais maintenant

elle manie très bien la nôtre

si bien qu’il m’arrive parfois

de lui demander de reprendre

la langue ourse de ses ancêtres. »

George Perros, « Une vie ordinaire »

 

25/04/2015

Thomas Vinau est une patate

 

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« Vos mensonges

me dissimulent

recouvrent ma peau

comme des bandages

La grande bousille

de votre histoire

me fait bien rire

 

Coupez-lui la tête

à votre histoire ! »

 

T.Vinau

 

« P(H)OMMES DE TERRE », de René Lovy / Thomas Vinau

Editions « la Boucherie littéraire »

 

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