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08/12/2012

portrait du Lyonnais ?

Je me suis permis de retitrer ce poème de Pierre Tilman déniché voilà peu dans son recueil "tout comme unique".

 

c'était un homme désespéré

mais sa modestie était plus forte que son désespoir

il ne s'est pas suicidé

c'était un homme fort

mais sa faiblesse était plus forte que sa force

ou plus faible je ne sais pas ce qu'il faut écrire

en tout cas ce que je peux vous dire c'est qu'

il aura été un petit consommateur

(il réfléchissait)

il aura peu bousillé la planète

il aura même essayé de faire du ménage

mais peut-être que ce n'est pas ça qu'il

faut faire du tout

(réfléchir de la sorte)

peut-être qu'être vivant c'est foutre le bordel

 

11/11/2012

tourne autour de moi...

Valérie : « tourne autour de moi, fait des ronds autour de moi en glouglouissant comme un paon, quand j'avance ».
Il tourne autour d'elle en glouglouissant tandis qu'elle avance.
Ses glouglouis ressemblent à des miaulements, à des bêlements, à des soupirs d'amortisseurs hydrauliques.
Les sons qui sortent de l'homme par la bouche ne sont pas des sons, ce sont l'homme. 
 
 
 
 

29/10/2012

Le Syndicat des Poètes qui vont mourir un jour

syndicat.png

La photo quasi officielle, l'acte de naissance, c'était lors d'un Cabaret Poétique, ICI.

Le blog, LA.

25/09/2012

Ceux qui réussissent

Ceux qui réussissent
ceux qui ont le pouvoir
qui ont l'argent
ceux qui ont tout
tout pour eux
la bonne conscience
la bonne santé
la bonne nourriture
les bons coiffeurs
les bons vêtements
ceux qui ont tout
tout pour eux
la bonne politique
la majorité aux élections
les juges dans leur poche
et les médecins de la clinique privée
tant pis pour eux
ils ont tout
tout pour eux
tant pis pour eux
ils l'ont bien cherché
ne comptez pas sur moi pour les plaindre


Pierre Tilman

(texte volé chez François-Xavier Farine)

04/09/2012

Poème de rentrée

 

L’ENFANT

 

 

 

il vivra sait-on comment

 

il ira mourir sait-on où

 

 

 

pour le moment il apprend ses leçons

 

il faut bien qu’il apprenne

 

 

 

Pierre Tilman (La flute de Marcus)

 

29/08/2012

"Conneries" (extrait d'un recueil à paraître)

 

haniwa.jpg

 

à quatorze ans ils m'ont foutu entre les mains Baudelaire et puis à dix-sept

Henry Miller

à dix-huit ils m'ont dit passe ton bac d'abord et à vingt-deux

Et prof ? Ça te plairait pas, prof ?

allez piger

 

Grégoire Damon

25/08/2012

Cash + Hopper + Kipling...

24/08/2012

Le vendeur

Big J.Franck s’avança

 

pesamment vers la porte

 

portant quatre poupées

 

fabriquées avec des tubes de papier toilette

 

de la laine bleue bourrée

 

au sommet en guise de cheveux

 

et des yeux au rouge à lèvres

 

pendant comme les siens.

 

La femme dit :

 

« Qu’est-ce que t’as là, J.Franck ? »

 

Les mots s’engluaient dans sa mâchoire pendante.

 

Il se lécha les lèvres.

 

« J’ai essayé de vendre mes poupées

 

toute la matinée. 

 

T’en veux une ? »

 

« Enfin, J.Franck. Tu vois pas pourquoi

 

personne t’en a acheté ? »

 

« Muettes » dit-il.

 

 

 

Marilou Bonham-Thompson

 

(trad. Manuel Van Thienen, in « Anthologie de la poésie amérindienne », Bacchanales n°42, revue de la Maison de la Poésie Rhône-Alpes)

23/08/2012

Alphaville

Alphaville,poetry,eddie constantine